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L’Association
des anciens élèves du Château d’Aix compte aujourd’hui environ trois
cents membres dont une centaine de cotisants réguliers, ce qui fait d’elle
l’une des plus nombreuses associations d’anciens élèves salésiens de
France. Mais derrière ces données anonymes il faut reconnaître une réalité
cinq fois paradoxale.
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1957 :Réunion
des anciens élèves
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Le Château
d’Aix a été un établissement d’enseignement secondaire qui a ouvert en
1917 et qui a fermé définitivement en… 1957. Vous avez bien lu : 1957 :
il y a cinquante et un an. Je vous laisse le soin de calculer la moyenne d’âge
des membres de l’Association.
Elle publie une Lettre
aux anciens dont le trente deuxième numéro va paraître vers la fin de
cette année 2008. Lettre remarquable
par la collaboration d’un grand nombre des membres de l’association :
souvenirs, réflexions etc. avec lesquels on pourrait faire une anthologie qui
ne manquerait ni de saveur, ni d’humour… ni de profondeur.
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Les fondateurs en
1921
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L’importance
de ce qu’on y appelle le « courrier du cœur » et le nombre des
collaborateurs y compensent le nombre qui se réduit d’année en année
(faut-il expliquer pourquoi ?) de ceux qui peuvent participer à la journée
qui a lieu chaque printemps, dans les locaux qu’ils ont connus, actuellement
occupés par une école destinée aux enfants et adolescents handicapés.
L’Association a connu des
hauts et des bas, mais depuis une
bonne vingtaine d’années elle s’est maintenue et même, si l’on ose ce
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La chaise-
confesseur de Louis XIV |
développée,
malgré une situation qui la condamne à l’extinction dans une vingtaine
d’années tout au plus. Deux signes remarquables de cette vitalité :
d’abord, un bureau qui se réunit au moins deux fois par an et plus souvent si
nécessaire, qui maintient le cap sans faiblir et resserre les rangs au fur et
à mesure que certains de ses membres sont contraints de le quitter ;
ensuite, en cette année 2008, l’inauguration, sur les lieux, d’un mémorial
à la fois du château (où naquit le père La chaise, confesseur de Louis XIV),
qui devait donner son nom à un célèbre cimetière parisien, château qui a été
inexplicablement rasé suite à un incendie) et de la présence salésienne
pendant un demi-siècle environ, dont on trouvera quelques images dans les
photos ci-jointes.
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: ce
mémorial est l’œuvre à la fois de l’Association, de la commune de
Saint-Martin-la Sauveté, sur laquelle se trouve le site, et de l’école qui a
succédé à l’établissement salésien : cela signifie que les salésiens
et leurs élèves n’ont pas été, et cela a été souligné lors de
l’inauguration le 31 mai, des pièces rapportées, mais se sont intégrés à
la vie d’une région qui, à l’écart des grands axes économiques et
industriels, n’a cessé de se battre et continuera à le faire, pour exister,
au prix d’un dévouement et d’une persévérance qui ne peuvent que susciter
l’admiration.
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Enseignants et élèves dans la cour de récréation |
mériterait
de longs développements : pendant les cinquante ans de la présence salésienne,
avec les inévitables hauts et bas, l’esprit salésien de l’éducation a pu
se développer avec une authenticité exceptionnelle. En d’autres lieux et
temps, on parlerait d’expérience éducative originale, atypique à bien des
égards, ponctuelle, véritable laboratoire éducatif, qui peut et doit susciter
la réflexion. Le contraire des usines anonymes à enseigner que sont souvent
les lycées aujourd’hui : une communauté éducative vivante, un lieu de
vie où rapports entre générations et acquisition des connaissances étaient gérés
d’une façon très originale, avec une primauté donnée à l’homme dans
toutes ses dimensions : intellectuelle, artistique, physique, religieuse.
Ce n’est pas un hasard si une partie très importante des prêtres salésiens
du sud de la France sont passés par le Château d’Aix.
Un conseil : visitez notre site : www.chateauaix.com.
et
dialoguez avec nous.
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Jean
Lafeuillade et Edgard Pich,
membres
du bureau